Nouveau rapport :
L’obsolescence programmée
remet en cause les politiques de prévention des
déchets
Alors que la prévention des déchets sera au cœur des Assises nationales
des déchets les 16 et 17 septembre 2010,
Les Amis de la Terre France
et le Cniid (Centre national d’information indépendante sur les
déchets) publient aujourd’hui le rapport « L’obsolescence programmée,
symbole de la société du gaspillage. Le cas des produits électriques et
électroniques ».
Le rapport montre que les stratégies mises en place
pour réduire la durée de vie des produits augmentent considérablement
le volume des déchets, mais aussi qu’elles contribuent à l’épuisement
des ressources naturelles...
Mine d'infos sur : http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-L-obsolescence.html
Pas de"maternité" porcine à Trébrivan !!!
Un projet de près de 1000 truies, 25000 porcelets ... dans une commune de 300 habitants . Qui aura le dernier mot ? L’enquête publique s’est achevée le 7 août dernier.
Malgré la présence en Bretagne d’une forte concentration d’élevages hors sol, responsables des pollutions des eaux par les nitrates, phosphates, pesticides ... des odeurs que respirent les populations voisines et qui sont de gros émetteurs de gaz a effet de serre, il existe encore des éleveurs qui poussent à l’agrandissement de ce type d’élevage concentrationnaire.
A Trebrivan, situé en plein coeur du "château d’eau de la Bretagne", la "maternité" de près d’un millier de truies, produisant chacune, une vingtaine de porcelets par an, est dans ce sens, largement scandaleuse. Pour la population riveraine qui devra subir les nombreuses nuisances sonores et olfactives, comme pour les animaux à qui l’on impose des conditions de vie lamentables, dans des cases avec très peu d’espace, nourris avec des protéines OGM, comme pour la qualité des eaux qui n’a jamais été restaurée, les algues vertes de nos plages sont toujours aussi abondantes pour en témoigner.
Il faut s'opposer au développement de ce type d’agriculture qui ne génère qu’un petit nombre d’emplois et soutenir le développement d’une agriculture avec plus d’agriculteurs, avec plus de diversité de productions, notamment biologiques ; une agriculture plus orientée vers des productions végétales et les circuits courts de distributions ...
Pétition à télécharger ICI

Toutes les infos sur http://lesbrassesdubengale.free.fr/
Programme et concours : http://lesbrassesdubengale.free.fr/bordee-programme.html
Algues vertes : l’agriculture malade de ses industriels
sur http://bellaciao.org/fr/spip.php?article104947
Porcheries industrielles : tour de cochon...
Un amendement déplorable voté en catimini par les députés
Contre l’amendement LE FUR, le 18 juin 2010 : résistance...
Pétition Ici
L’adoption par la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, de l’amendement de plusieurs députés bretons, visant à relever le seuil d’autorisation pour les porcheries de 450 à 2000 places ( !) est une véritable déclaration de guerre à la politique environnementale.
Il a été voté mercredi 16 juin, en catimini, à l’occasion de l’examen du projet de loi sur la modernisation agricole.
Le prétexte d’une harmonisation européenne ne tient pas : aucune disposition européenne n’impose à la France de relever ce seuil. Par contre, comme chacun sait, la France a déjà été condamnée (captages eau potable) et se trouve toujours sous la menace de nouvelles condamnations européennes (directive nitrates), faute d’avoir suffisamment restauré la qualité de ses eaux. « Ce n’est pas cet amendement qui va nous y aider » a indiqué JO HERVE, le Président d’Eau & Rivières de Bretagne.
Pour tous les projets de créations ou d’extensions jusqu’à
2000 places de cochons, (soit 5000 porcs produits par an), ce relèvement aurait
comme conséquence immédiate
- de les dispenser de la
réalisation d’une étude d’impact sur l’environnement ;
- de supprimer toute
enquête publique et tout avis des conseils municipaux concernés ;
- d’éviter l’examen des
projets par les Conseils Départementaux d’Hygiène.
S’il devait être confirmé en séance plénière par l‘Assemblée Nationale, cet amendement conduirait à priver l’Etat de toute capacité à réguler la pression polluante, puisque les préfets ne peuvent juridiquement s’opposer à la simple déclaration à laquelle seraient soumises les porcheries industrielles.
L’Etat vient d’engager un plan de lutte contre les marées vertes en Bretagne qui va mobiliser 120 millions d’euros ; il est toujours sous la menace d’importantes sanctions financières dans le cadre du contentieux européen sur les nitrates. Le vote de cet amendement aberrant rendra encore plus difficile la lutte contre les pollutions par les nitrates et ces marées vertes. Il va aggraver un peu plus le fossé entre la société et le monde agricole.
ERB saisit ce jour les parlementaires bretons pour leur demander de revenir sur cet amendement déplorable à l’occasion de l’examen en séance plénière prévu le 30 juin prochain.
En lien avec France Nature Environnement, l’association alerte le Ministre d’Etat, Ministre de l’Ecologie, pour qu’il fasse revenir la majorité parlementaire à la raison. Dans l’attente de l’examen du texte en séance plénière, Eau & Rivières de Bretagne suspend immédiatement toute participation aux instances environnementales consultatives auxquelles elle est associée.
- Source
: http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/554
- Pétition : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=119
Haro mondial sur les sacs plastiques
- Le 3 juillet prochain aura lieu une journée internationale contre l’un des fléaux modernes : le sac plastique fin. Si la baisse d’utilisation des sacs de caisse en plastique des grandes surfaces progresse ces dernières années, le nombre d’unités distribué aux clients Français était tout de même encore de 1,6 milliard en 2008. Sans compter les sacs de caisse jetables des autres commerces et les sacs de boutique en plastique, ici et ailleurs.
- Pour lire la suite, c'est ici.
Une pétition européenne à l'assaut du suremballage
Depuis quelques semaines, vous pouvez signer la pétition européenne contre le suremballage.
Initiée par un citoyen français, elle a déjà recueilli plus de 16 000 signatures. Elle a pour but d’obtenir, auprès des instances européennes, des mesures légales contraignantes contre le suremballage.
Elle pourra être recevable par la Commission européenne si elle rassemble un million de signatures au sein d'au moins neuf Etats membres.
Pour
dire non au suremballage,
signez et relayez l’information ici
Plus d'informations : dépêche AFP du 13 mai 2010
« Erquy. 200 personnes à la manif anti-pompage du maërl*
L’après-midi du samedi 12 juin, devant l'îlot Saint-Michel, plus de 200 personnes ont pris part à la manifestation contre les activités de pompage du Maërl sur le site dit de Saint-Michel au large d'Erquy.
Initiée par le collectif regroupant des habitants et six associations environnementales, cette manifestation (une première en novembre 2008 avait rassemblé au même endroit plus de 400 personnes) avait pour objet de demander à ce qu'au 31 août prochain, les activités de pompage de maërl, suspendues depuis le 1er juin, ne reprennent pas au 1er septembre. Sinon, comme l'a rappelé cet après-midi, Pierre Pelan, le président de l'association Le Nouvel Essor d'Erquy, "la baie de Saint-Brieuc risque d'être le seul endroit en Europe où on continue d'extraire le maërl".
Lundi prochain, le collectif va, devant le tribunal administratif de Rennes, déposer une demande de suspension d'urgence du pompage du maërl assortie d'une requête au fonds. »
Le télégramme du 12 juin 2010 à 18h31 par Sylvie Vennéguès
*Le maërl est un substrat et un milieu biogénique (c'est-à-dire produit par des espèces vivantes) qui se forme notamment le long des côtes de Bretagne et qui est constitué de débris d’algues marines riches en calcaire
Les algues qui l'ont produit ont la propriété de cristalliser certains éléments minéraux de l'eau de mer, ce qui explique qu'il soit très riche en calcium et en magnésium, fer et oligoéléments bioassimilables, ce pourquoi il a été exploité jusqu'à localement faire disparaître la ressource.
Le maërl est traditionnellement utilisé :
- dans l'agriculture côtière bretonne car il constitue un très bon amendement pour sa richesse en magnésium, (l'un des micro nutriments les plus demandés par les plantes à croissance rapide) ainsi qu'en fer et en oligo-éléments.
- en traitement de l'eau potable, pour la reminéralisation, la correction du pH et de l'agressivité de l'eau. Cette utilisation représentait en 2006, 50 % du volume total extrait (soit un volume de 24 000 m3 brut).
- en aquariophilie, ainsi que pour aménager des allées en remplacement des gravillons.
Devant la hausse des demandes en maërl et la réduction de la ressource, les extractions vont être totalement interdite à partir d’avril 2010 (décision préfectorale).
Les bancs de maërl (vivant ou mort) constituent une biocénose remarquable, comparable - toutes proportions gardées - au corail des zones tropicales ; leur destruction par les extractions (désormais conduites avec des dragues industrielles) menace la biodiversité dans les zones côtières, et cette exploitation sera très probablement interrompue dans les prochaines années, d'autant qu'il existe des substituts pour toutes les applications du maërl.
La directive Habitats considère les bancs de maërl comme habitat nécessitant protection et gestion, tandis que les deux espèces formant le maërl ne doivent théoriquement pas être exploitées.
Informations et pétitions sur http://lenouvelessor.fr/
Extrait du journal d'Armor TV du 07 juin 2010
Numéro spécial déchets ICI
Intervention en plénière sur le commerce international - Yannick Jadot
11/02/2010 – 10:3
Hier soir, la
session plénière portait sur deux dossiers touchant la commission “Commerce
international” dont je fais partie.
Je suis intervenu sur une question orale à la Commission posée par un collègue sur les “effets de la crise économique sur le commerce mondial”.
Pour moi la question n’est pas de savoir finalement quels sont les effets de la crise économique sur le commerce, mais plus fondamentalement de savoir quels sont les effets du commerce, et notamment des politiques commerciales engagées depuis 20 ans, sur la crise que nous connaissons aujourd’hui.
La stratégie européenne actuelle est un échec. Si l’on n’intègre pas la stratégie de Lisbonne avant la stratégie européenne de la Commission, Global Europe, on peut se demander quels seront les secteurs industriels qu’on aura encore en Europe dans quelques temps ! Dans un monde globalisé, il est impossible de gérer le dumping social, le dumping environnemental, le dumping monétaire, le dumping fiscal.
Le commissaire De
Gucht (commissaire européen au Commerce), a répondu que selon lui, c’est grâce
au commerce international que des pays ont pu prospéré ces dernières années, et
que le protectionnisme n’est pas la solution. Et que les déséquilibres
commerciaux actuels sont dûs aux mauvais choix effectués par des institutions
financières.. rien d’autre… !
Ma deuxième intervention portait sur une question orale avec débat sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Corée du Sud, actuellement négocié.
Cet accord de libre
échange est décrié par de nombreux groupes politiques, car il est très avancé,
et permet aux Coréens d’avoir un accès libre au marché européen. Pour la
première fois dans les négociations commerciales, ce sont donc les secteurs
industriels qui résistent et qui se plaignent des choix qui sont faits par
l’Europe.
J’ai également
insisté sur l’aberration de la justification par la Commission du bénéfice que
va rapporter l’exportation de la viande de porc européenne en Corée…
On le sait bien, aujourd’hui en Bretagne, les
algues vertes et la pollution des nappes phréatiques sont d’énormes problème
liés à l’intensification de l’élevage du porc. Et ce n’est pas le petit pécule
que va rapporter la vente du porc en Corée du Sud qui va compenser
l’intensification de l’élevage du porc dans nos régions, qui a comme
conséquences désastreuses la perte des emplois, de la valeur ajoutée, du
tourisme, et qui par conséquent, fait que nous sommes perdant dans cet accord
dans ma région.
Peut-être que dans le calcul total de la Commission, on y
gagne, mais dans une région comme la mienne, on y perd.
A voir :
http://yannickjadot.fr/?p=627
http://www.dailymotion.com/
The Story of Stuff
"La vie d'un truc" ou "l'histoire d'un machin" ce sont les traductions possible de "The story of stuff" le film d'Annie Leonard.Ce document d'une vingtaine de minutes nous rappelle le cycle de vie de tous ces objets que l'on consomme au quotidien sans vraiment savoir d'où ils viennent et ou ils vont.



